Accès et gestion durable de l’eau pour l’irrigation et la production agroécologique dans les cantons de Colta et Riobamba en Équateur

Jardin familial avec système d'irrigation et gicleurs

Jardin familial avec système d’irrigation et gicleurs

Décembre 2014 à décembre 2016

Ce projet, d’une durée de 30 mois, est financé par le Ministère des relations internationales et de la Francophonie du Québec. Il vise l’amélioration de la sécurité alimentaire et des conditions de vie dans trois communautés autochtones des cantons Colta (communautés de Virgen de las Nieves et de 15 de Agosto) et Riobamba (communauté de Nitiluisa).

Partenaire terrain

Le CEDIS est une organisation qui œuvre auprès des populations autochtones de la province du Chimborazo dans le but d’améliorer leur qualité de vie et défendre leurs droits. Le CEDIS appuie les initiatives locales et met en œuvre des projets de coopération internationale en collaboration avec les regroupements de femmes et les associations locales en faisant la promotion de l’égalité entre les sexes et de la protection de l’environnement. Cet organisation travaille donc à l’empowerment et à la valorisation des femmes et des hommes de zones rurales du Chimborazo qui sont victimes d’exclusion due à leur origine ethnique et leur situation économique. Pour améliorer les conditions de vie de ces populations, il soutient des activités de production agricole et d’élevage durables en faisant la promotion de l’agroécologie et de la conservation des ressources naturelles.

Besoins ciblés

Les productrices et producteurs agricoles quechuas des Andes équatoriennes font face à divers problèmes environnementaux qui limitent leur accès à l’eau provenant de sources naturelles et, n’ayant pas accès à des systèmes d’irrigation agricole adéquats et n’ayant pas les connaissances ni les outils pour assurer une gestion durable de l’eau et de l’écosystème, ils ne peuvent maintenir ni augmenter leur production agricole.

Objectifs et activités du projet 

RÉSULTAT ULTIME

Amélioration de la sécurité alimentaire et des conditions de vie dans trois communautés autochtones des cantons Colta et Riobamba.  (241 familles visées)

RÉSULTATS INTERMÉDIAIRES

1)  Protection accrue du páramo [1] et des sources naturelles d’eau pour l’irrigation et le développement agricole durable.

2)  Accessibilité accrue et meilleure utilisation de l’eau pour l’irrigation à travers la mise en place d’infrastructures de captation, de conduction et de distribution de l’eau et de mécanismes d’irrigation adaptés.

3)  Amélioration de l’alimentation des familles et génération de nouveaux revenus à travers la commercialisation des surplus grâce au déploiement de l’agroécologie.

RÉSULTATS IMMÉDIATS

1) Prise en charge locale de la protection du páramo et de la gestion de l’eau

Capacité accrue  des organisations locales de trois communautés quechuas des cantons de Colta et Riobamba (Nitiluisa, Virgen de las Nieves et 15 de Agosto) à adopter et à appliquer des plans de gestion du páramo et de l’eau, ainsi que des règlements internes concernant leur conservation et leur utilisation tout en favorisant la pleine participation des femmes dans les espaces décisionnels.

2) Irrigation agricole plus efficiente et durable

Amélioration de l’accès à l’eau pour 241 familles quechuas de trois communautés par l’amélioration des systèmes d’irrigation (mise en place de réservoirs de captage, canaux de conduction et canaux de distribution).

3) Implantation de la production agroécologique

Diversification de l’alimentation et génération de revenus supplémentaires de 241 familles quechuas de trois communautés grâce à leur production agroécologique (implantation de fermes intégrales et de jardins familiaux agroécologiques) et l’élaboration de stratégies de commercialisation leur permettant d’écouler leurs surplus agricoles.

PRINCIPALES ACTIVITÉS PRÉVUES

  • 12 sessions de sensibilisation et de formation sur la conservation et la gestion de l’eau et du páramo pour les 241 familles des trois communautés.
  • 12 ateliers de discussion et de défense des droits des femmes une fois par deux mois pendant deux ans avec les groupes de femmes et la population de chaque communauté.
  • Implantation d’une pépinière de plantes indigènes dans la communauté de Virgen de las Nieves.
  • Protection de 6 sources d’eau naturelle avec des plantes indigènes (plantation de 6 km d’arbustes natifs et 6 ateliers sur la gestion agroforestière et la gestion de l’eau).
  • Formation technique et juridique sur la conservation et la gestion de l’eau et du páramo.
  • Mise en place de plans de gestion de l’eau et du páramo et de règlements internes concernant leur utilisation et conservation.
  • Amélioration des systèmes d’irrigation déjà existants dans les trois communautés (études techniques et rénovation des canaux de conduite d’eau).
  • Construction du système de captation, de conduite et de distribution d’eau d’irrigation dans la communauté de Virgen de las Nieves.
  • Implantation de 37 fermes intégrales agroécologiques avec les familles sélectionnées des trois communautés (sessions de formation sur l’agroécologie, la gestion et l’exploitation d’une ferme intégrale, sélection des familles, préparation de plans pour chaque exploitation, aménagement du terrain et de la terre, achat des semences, élevage des espèces, préparation des infrastructures et des équipements d’irrigation, protection des terrains avec des arbustes, entretien).
  • Implantation de 161 jardins vivriers agroécologiques dans les trois communautés (sélection des familles, aménagement du terrain et préparation de la terre, achat des semences, ensemencement, entretien).
  • Réaliser 2 voyages d’échange et d’observation entre les familles pour visiter les fermes modèles et pour l’échange d’expériences entre agriculteurs.
  • Réaliser 3 ateliers aux familles participantes sur la préparation de la nourriture produite dans les jardins familiaux.
  • Dispenser 2 ateliers de formation sur les stratégies de commercialisation et d’association avec les familles productrices.
  • Effectuer deux missions d’échange d’expertise et de transfert de connaissances Nord-Sud (dont l’une avec Régis Pilote, agronome et biologiste associé au projet